lundi 18 juin 2018

Cimetière des projets - épisode #01


SORCERY - dessin : Elsa Brants
Alors que je travaille d'arrache-pied sur une série SF intitulée « Space » qui n’est encore qu’un projet non signé, je profite d’une pause banane (j’aime les pauses bananes !) pour flâner dans le cimetière des dossiers. Il y a sans doute meilleure balade à faire mais en ce mois de juin gris et humide, rien de mieux que de déambuler parmi des pierres tombales qui s’alignent à perte de vue. Entre « Corpus » inhumé en 2009, « Vermine ! » enterré vivant en 2004, « Hopeland’Ys » et « Kid Garou » cérémoniellement ensevelis en 2015, je m’arrête sur « Sorcery ».

Recherche de couverture SORCERY tome 01

Au dessin, rond et élégant, il y avait Elsa Brants. J’ai une pensée émue qu’accompagne une larme symbolique quand à la mort de ce projet qui avait un fort potentiel. Enfin, ça c’est moi qui le pense, aucun éditeur n’ayant eu le moindre intérêt pour cette série mélangeant magie, steampunk et fantasy loufoque qui sied si bien à Elsa.


mardi 5 juin 2018

Le Père Gab, explorateur de l'Autre Monde depuis 1946

 Noli umquam spem tuam deponere *

Simple prétexte pour annoncer crânement que je n'ai pas encore renoncé à sortir la suite et fin de la série LEDA, voici un dessin de Bannister mettant en scène le Père Gab aux prises avec un Krhön. Une belle saloperie !


Comment ça, vous ne connaissez pas cette créature ?!
Voici ce qu'indique le bestiaire de LEDA, ouvrage de référence s'il en est sur l'Autre Monde mais jamais publié et dont je garde précieusement une copie. Le texte, non corrigé ni modifié, est de Gabriel Delille et date de 1957. Sous toute réserve, toutefois.


1. le Krhön
Sorte de poulpe terrestre, le krhön est constitué d’un corps flasque pouvant dépasser les 5 mètres de longueur et les 2 mètres de diamètre. Point faible de l’animal, il s’extraie rarement de son trou pour ne pas exposer son corps qui peut être facilement transpercé. Sa gueule bec perroquet est entourée de 6 tentacules dont les deux centrales atteignent couramment les 3 mètres de longueur.
Le krhön hante la région des milles rivières. Il se nourrit principalement des poneys sauvages très nombreux dans la région. Extrêmement dangereux pour l’homme, le krhön est une créature difficile à tuer. Sachant parfaitement se fondre dans son environnement, il est toutefois possible de détecter sa présence grâce à ses excréments. Ne s’extrayant que rarement du sol (pour l’accouplement par exemple), le krhön rejette ses excréments sous terre ce qui crée avec le temps une déformation de la surface du sol, un soulèvement prenant parfois la forme d’une coquille (à l’instar des vers de sable). S'il doit changer de lieu, le krhön profite toujours de la nuit et emprunte les multiples rivières pour se déplacer discrètement.


* N'abandonne jamais ton espoir

lundi 21 mai 2018

Projets, Terrasse & Sun


Bon ben voilà, je l’ai finie ma terrasse en bois ! Comme quoi, tout arrive. Même le soleil en Côtes d’Armor ! Mais pas la chaleur, faudrait voir à pas exagérer. Entre deux coups de marteau et une boite de pansements, j’ai retravaillé différents projets que je devrais présenter bientôt. Sans dessinateurs, autant dire que ça va être compliqué mais c’est un peu le lot des scénaristes à la vie sociale plutôt… limitée, c'est à dire qui ont tendance à fuir festivals et autres sauteries. A tort, bien entendu !

Beverly Hells : non retenu / Space : retenu


En cette journée d’ennui profond, laissez-moi quand même vous les présenter succinctement car, comme dirait l'autre, "va savoir s'il n'y a pas un escargot dans la coquille".


Le plus avancé s’intitule sobrement « Space ». C’est du pur Space Opera qui met en scène une héroïne dont je suis forcément amoureux, Mila Eagle White. Et au plus pointu d’entre-vous, je confirme que le nom de ce personnage est un hommage indirecte à Caroline Aigle, pilote de chasse morte bien trop jeune. Un destin incroyable broyé par cette saloperie de crabe.
Logo très inspiré dessiné par Bannister





Mon envie de proposer une nouvelle série TP (comprenez tout public) prend corps dans une série SF (encore !) au titre provisoire « Dans Les Étoiles ». Si je devais le résumer (et je vais devoir le faire face aux éditeurs blasés), je qualifierais ce projet d’odyssée spatiale familiale mettant en scène un père et ses trois enfants qui vivent difficilement, et chacun à leur manière, l’absence de la mère portée disparue au cours du naufrage de son cargo interstellaire dont elle avait le commandement. Une série en 4 tomes parsemée de pirates, de mystères, de monstres, de planètes inconnues et d’une bien étrange IA.
 
un carambar cola à celui qui trouve qui a dessiné le logo

 
Le troisième projet que je développe actuellement est un drame social qui prend naissance dans un petit port Breton en 1941. Une histoire sur fond de deuxième guerre mondiale, de nazisme, d’antisémitisme et de poésie fantastique que je traîne depuis plus de 15 ans et qui s’intitule « Tom Sans Ailes ». Aux éditeurs, je leur dirai qu’il s’agit d’une « Guerre des Boutons » ancrée dans une des périodes les plus noires de notre pays.

 
Dernier projet car le moins avancé pour le moment, c’est à dire en cours de réflexion, d’écriture et qui m’empêche de dormir, « Sukunyado » (titre ô combien provisoire) met en scène un fonctionnaire Metropolitain hautain et sans compromis (du moins au début) débarquant en Guadeloupe (ou Martinique) pour enquêter sur les effrayantes conséquences d’une pollution chimique (le trop bien nommé Chloredécone). Une enquête flirtant avec le fantastique sur une île magnifique que je rêve d’habiter un jour. Pour être tout à fait honnête, j’hésite encore sur le lieu de cette histoire. Guadeloupe ou Martinique. Pas fou, j’ai prévu un repérage des lieux en décembre prochain… appareil photo au cou et une planche de surf sous le bras. On ne se refait pas.

 
Et là, tout de suite, je lève la tête, j'entrouvre les yeux, je regarde dehors et je vois une mer calme caressée par une légère brume de mer. Forcément, je me dis que je dois profiter de ma nouvelle terrasse en sirotant du houblon et en écoutant le dernier album de « A Perfect Circle ». Au sujet de ce dernier, si vous avez la curiosité de cliquer sur l’hyperlien (et vous êtes curieux, je le sais), je vous en conjure, ne vous fiez pas à l’horrible pochette. Cet album est juste magnifique.

Une dernière chose avant de clore ce post totalement improvisé (je m’en fous, je fais ce que je veux !), je profite de l’absence de l’ami Banni parti faire le plein de gadgets et de balades romantiques au pays du Soleil-Levant, pour vous dévoiler une image de « Exodus : Manhattan » Tome 2. Je risque gros mais je m’en fous. Maintenant que j’ai fini ma foutue terrasse, plus rien ne peut m’arrêter.
 
Exodus Manhattan 2 W.I.P








PS : Pitié, au secours ! Si quelqu'un peut me dire comment changer la couleur des hyperliens (grrrrrrrrrrr), je lui offre toute ma considération ainsi qu'un Ex-Libris de Exodus.

vendredi 4 mai 2018

Three, Two, One, Zero, Ignition...


Et voilà, Exodus est en orbite dans votre librairie préférée. Heureux car convaincu d’avoir travaillé avec honnêteté, je devrais siroter une bonne rôteuse sur une terrasse accueillante car ensoleillée. Mais voilà, j’habite en Bretagne et pas encore en Guadeloupe, ma terrasse en bois est en chantier depuis pfiouuuu... et surtout je suis de nature anxieuse avec, comme dirait Banni, un penchant nihiliste tendance casse-couilles. Oh que si, il le dit comme ça !
Mise en orbite réussie de Exodus Manhattan tome 1 et de son Ex-Libris BD Fugues

 
C’est bientôt l’heure des premières critiques, des premiers retours. Parfois bons et sympathiques. Et parfois lapidaires. C’est le jeu. Mais ayant la fâcheuse habitude de prendre trop les choses à cœur, une mauvaise critique peut littéralement me pulvériser. Alors, il est temps pour moi de travailler sur un nouveau projet. Une manière lâche mais assumée de penser à autre chose. Du moins pour un temps.

Un impitoyable critique se jetant sur Hana et Leto. Angoissant !

Et des projets, j’en ai des tiroirs remplis. Plus ou moins aboutis et dans tous les genres. Des projets sans éditeurs et sans dessinateurs. Mais des projets dans lesquels j’aime me replonger en me disant « mais elle était chouette cette idée de série ». Ça fait du bien à l’égo. Et c’est un peu mes vacances à moi. Une semaine pour évacuer le stress et imaginer une autre série… en buvant une rôteuse locale sur ma terrasse humide qu’un petit vent d’ouest vient rafraîchir alors qu’on ne lui a rien demandé. Ah la Bretagne...

Petit rappel : Bannister sera présent au festival de Sevrier (près d'Annecy) les 5 & 6 mai. Avec Grimaldi, il sera heureux de vous dédicacer Tib & Tatoum... mais aussi... suspens... tadaaaaaaaaaam Exodus Manhattan tome 1 !! L'est pas bien foutue la vie ?!

samedi 28 avril 2018

Cette planche que vous ne verrez jamais…


… enfin, normalement.

Depuis que je scénarise des BD, je suis à chaque fois confronté à la planche maudite. Cette planche qui semble intéressante à l’écriture mais qui s’avère décevante à la réalisation. Cette planche qui devient un caillou dans la chaussure. Cette planche qui vous irrite, vous agace et finit par gâcher vos nuit. Et, j’exagère à peine, croyez-moi.


version commerciale versus version presse avec couverture non définitive (en bonus, le jeu des 7 erreurs) 



Exodus Manhattan tome 1 ne fait pas exception à cette règle idiote dont j’aimerais me passer. Alors que je n’y pensais plus, elle est arrivée en traîtresse. Maudite planche 8 ! Mise en page trop complexe et dialogues tunnels plus lourdingues qu’un Kouign Amann à la banane (priez, pauvres fous, pour que ça n'existe pas !), elle nous aura posé bien des soucis cette planche 8. C’est le doigt plein de confiture et donc un peu honteux que je vous la livre sans fioritures. La voilà, la fourbe ! Et encore, une version légèrement améliorée mais toujours illisible.
 
version maudite                                                               version finale

Savoir qu’elle a réussi à se faufiler dans une version de l’album réservée à la presse me fait encore cauchemarder. J’espère qu’exorciser cette planche 8 me permettra de passer à autre chose. Hum, sans doute à la planche maudite du tome 2. Tel Sisyphe qui roule sa pierre... bon, ok, j'en fais trop. Mais l'idée est là !


Et n’oubliez pas, l’album expurgée de cette planche maudite sort le 2 mai chez votre libraire.

mercredi 6 décembre 2017

Fanart

Recevoir un  fanart, c'est toujours un vrai plaisir, une petite bouffée d'ego pas désagréable.

Merci à Vincent Quirin pour son remarquable travail. Je n'ose pas imaginer le temps qu'il a du passer à modéliser les moindres détails de la bibliothèque du Père Gab. Chapeau et merci !
Merci à Vincent Quirin pour son remarquable travail. Je n'ose pas imaginer le temps qu'il a du passer à modéliser les moindres détails de la bibliothèque du Père Gab. Et ça me rappelle qu'il fut un temps envisagé une adaptation en série de LEDA. Grâce à ce fanart, on a une petite idée de ce que ça aurait pu être.

Chapeau et merci !

dimanche 26 novembre 2017

Fly Me To The Moon

let me play among the stars
let me see what spring is like
on Jupiter and Mars



Exodus - Manhattan
Glénat

soon...